Corpus Delicti

Comme dirait Djamel oulassi : "Si tu as une chaussure toujours trop grande, arrête d'emmerder la petite".

vendredi 4 juillet 2008

Enlevez la, s'il vous plaît

Non ! arrêtez ! même les présentateurs météo y participent : il fait beau pour l'accueillir !
Tout va tellement mieux tout-à-coup !
Je vous en prie...
Comment s'appelle l'autrichien qui sait si bien séquestrer déjà ?

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mercredi 2 juillet 2008

tirage chez tao

1 - INCITE            
           
             La situation
Le yin et le yang s'influencent réciproquement,
favorisant l'attirance, l'émotion, le désir. Les sentiments se bousculent.

Le conseil
Apprends à vivre les émotions qui te traversent sans en être déstabilisé.
Génère une dynamique, choisis la bonne alliance.

Déclic subtil, comme un clin d'œil qui peut avoir des répercussions durables.
Inciter est l'agir minimal qui déclenche une résonance. Il convient de la faire durer afin de la rendre féconde.

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dimanche 29 juin 2008

Tricosteril

Je nous tuais mais je vous somme. En t’attendant, je bois un verre, un seul, un grand, je compense par le biais de ma panse, je pense, je souris, je pleure aussi, mais au plus profond pour ne pas que tu aies peur, les panneaux clignotent en silence dans une rue sans boutique, grise comme un jour sans toi, tu comprends,  il ne fera plus jamais nuit sans ton soleil. Tu étais assise au bord du flux de mes pensées  et tu m’attendais ; j’en voyais presque les flots lécher tes chevilles. Je t’ai reconnue, il y avait du sel sur tes lèvres. Plus je te découvre plus je reconnais celui que j’aurais pu être, je me sens petit comparé à lui, et plus grand aussi. Je ne sais si j’aurai la force ; j’aurai besoin, peut être,  de refuges improvisés, je crois que déjà tu le sais. Tu étais l’onde, je pensais nous laver. Mes yeux aveuglés laissent filtrer mon erreur de principe : je suppose que je commence à croire en ce que je refusais ; les fondations les plus solides sont aériennes, elles se construisent à l’infini.
Tu as un vrai regard. Je n’en avais jamais croisé. Il semble qu’il s’agit du seul vivant au milieu des regards qui se meurent quand on ne les voit plus. Tu ne sens pas la peur qui me frôle quand je te regarde qui regarde devant, et je n’entends même pas ses longues ailes quand elle  s’enfuit.  Ton regard me rassure bien autrement que les étincelles des certitudes. Je crois qu’il me voit. Enfin.

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mercredi 25 juin 2008

profession de foies de coeur et de reins

Je ne veux plus avoir trop tiède, je ne veux plus tuer le temps malgré tout ce qu'il a pu faire contre, je veux de chaque instant me nourrir et mourir, je veux ce qui échappe à toute volonté, pouvoir et émouvoir, pourvoir, recevoir.
J'exige même.
Les coups de bâton en retour surviendront. Oui ou non. Qui s'en soucie?
Érections et sublimations profondes dans l'arrière magasin sombre d'un marchand de chausse pieds, rendez-vous abrupts et métal froid, chaleurs profanes et bouillottes sèches, sommeils lancinants, réveils  interrompus, étonnements, amours.
L'instant prochain, toujours, il y va de l'espérance à travers les matins formatés, il y va de l'habitude.
Il y va du soleil et des crachins, de ce qui m'est propre et défendu.

 

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mardi 24 juin 2008

my 106 is worst than your 107s

Au crépuscule de mes 106 ans je fais le point sur ma vie, il est temps.


 

Mes ennemis sont tous morts, je me suis vengé d’eux en les laissant crever dans des souffrances parfois inespérées.

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Je suis allé voir certains, mais pas tous hélas, afin qu’ils confrontent leur déchéance à mon sourire et qu’ils en retirent l’amertume qui a dû coller à leur gorge jusqu’au dernier râle.
Il ne faut pas croire que je n’en ai retiré que du plaisir, non, même si c’était une grande partie de ce que je cherchais. Aller voir les gens mourir par plaisir n’est pas un acte sans conséquence sur son propre décès : il le gâche un peu par ricochets.
Je me suis vu mourir dans leurs yeux aussi ; il est heureux qu’ils aient été assez cons pour ne pas s’en apercevoir, ça nous aurait rapprochés. Horreur !

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Mes rares amis ont disparu, eux aussi.
J’ai tenté d’assister à leurs funérailles au début ; rencontré ainsi la plupart des amis de mes amis que je ne connaissais pas : des succédanés d’amis, des révélateurs de leurs faiblesses et de leurs aspirations, souvent les moins avouables. Ainsi, ils sont devenus moins amis après leur disparition. Ce qui du point de vue purement pratique ne fut pas un mal, cela va sans dire. Mes amis enterrés je les ai du coup moins regrettés.
Mais il a fallu que je m’abstienne de suivre le corbillard de ceux que j’avais choisis de me rester chers (chairs). J'ai pensé à 4 mariages et 1 enterrement, à moins que ce ne soit l'inverse, j'ai frémi sans raison apparente, et pourtant.

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Mes amantes ? Elles ont survécu. Il faut bien quelqu’un qui pense à moi, de loin en loin ; sinon, comment aborder sereinement mes 107 ans ?

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mardi 17 juin 2008

Ultima underworld

Tu sais, je pourrais dire les plus belles choses du monde,
inventer les façons de les dire ou de les faire de la façon la plus admirable, la plus ingénieuse du monde.
  Je pourrais, je voudrais, je veux; aucune personne ne peut se sentir complète tant qu'elle n'a pas...
Je suis cette chose.
Imparfaite, iningénieuse, in ca pa ble.
Tout se mesure au nombre de chances que l'on peut donner aux autres.
  L'infini n'existe pas chez les êtres finis, en théorie, sauf que le pragmatisme est omnipotent, lui. La matière est ab finis incorruptible dans les esprits. La plus corruptible dans les faits.
La patience est l'amour.
C'est ultime surtout si la patience elle-même ne l'est pas.
  Je me sentirai toujours comme impatient. Et capable d'amour.

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... mais j'ai pas de chien

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lundi 16 juin 2008

Nexus

-      - Je veux voir la mer, emmène moi.


    Lui, il souriait tendrement. Il ne répondait pas. Il regardait ses petites mains esquisser les oiseaux du bord de l’eau, ses gestes menus décrire le sable, et dans ses yeux il voyait le vent.

 

 
- S’il te plaît. Peut-être pas tout de suite, un jour, quand tu auras le temps, tu me promets ?

 

    En lui semblait s’exhaler l’iode profonde quand il l’entendait ainsi. Il ne répondait jamais. Souriait. Lui laissait caresser son rêve, la sentait le polir comme un joyau d’aigue lumineuse. Souriait encore.

 

    Elle lui rappelait ce qui l’avait porté jadis. Il connaissait la mer. Il se souvenait de sa petite main à lui, dans une autre main, quand il l’avait découverte.

 

Puis elle s’endormait.

 

    Il restait longtemps à ses côtés ; jusqu’à ce que son propre sourire glisse sur le petit visage, puis que les oiseaux du bord de l’eau effleurent les paupières de l’enfant. Alors, seulement, il rejoignait les rives de ses songes passés.

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"waves" by Hadid "She" by Wynn (Meg)

Mais cette fois-ci, un éclair dans les yeux elle ajouta :

 

-        - Tu sais, quand tu m’auras montré la mer, je saurai que je t’aimerai toujours.

 

    Un voile passa devant ses yeux. Le plexus noué, son sourire s’affichait toujours, s’affichait seulement. Il chuchota : « Oui, un jour tu verras la mer, mais pas avec moi ».

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vendredi 13 juin 2008

Le long des lendemains

Elle m'étreint et c'est comme si je pouvais respirer.
Envie de me poser là, regarder.

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jeudi 12 juin 2008

Mes chaussettes et l'Ecosse en trois mots et deux poussières

Plus personne ne s'attend à de nouveaux messages ici.
Et peut-être qu'il n'y en aura plus (bien joué les devins).
Plus envie de poster de lettres à demi découvertes.
Tu vois, je sens la montagne arriver.
J'écrirai peut-être la montagne ici, peut-être, ou ailleurs, qui sait ?
Tout dépend de ma capacité supposée, donc future; des présages aussi, de l'air du temps quand on le respire ou non à fond.
Tout dépend des sourires.
De la confiance.
De la sérénité qui ne serait pas molle.
Tout dépend de tout.
Le chemin est long, éprouvant, meilleur, il devrait s'arrêter.
Au mieux, il serpentera au delà de l'horizon comme un défi aux chaussures enlevées.
Le cinéaste devant un FIN qui scrolle ne sait jamais s'il commencera un autre film.
C'est si facile de finir un montage quand il débouche sur un soulagement.
La chaussure jetée dans l'eau bouillante n'émet pas de cri, pas vraiment.
La chaussette, oui. C'est scientifiquement prouvé.



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mardi 3 juin 2008

Tripes

    pochette d'abbey road en traversant la rue, noms d'oiseaux, chocolat tiède et mou dans le pain juste sorti du four, dents qui se déchaussent, conduite limite du coma, coup de volant, gémissements inconscients, couleurs, couleurs, peau lointaine, lèvres qui semblent se décoller, la langue éponge sèche, ni chaud, ni froid, prison, quand ? les yeux sont des puits à vertige, ne pas y plonger, ne pas les fermer, la musique est une rotation du plexus, les images des voyages d'abandon, attendre, rires nerveux, le contrôle est toujours présent, voix traînante et le pas plus hésitant, tomber sans douleur, prismes, pas d'oubli.   

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mercredi 28 mai 2008

Bobin, the revenge of, and against, but the butt

"A la fin de l'amour,"
(sais-tu ce que c'est que l'amour, réponds oui et je te ris au nez avant de te couvrir de plumes et de goudron [non ce n'est pas une proposition de jeu érotique, enfin oui, un peu quand même]), ou plutôt cet amour, ils se ressemblent de loin, certes: on dira untel a baisé avec unetelle (jamais l'inverse, mais ça viendra), on dira "ils allaient si bien ensemble", on dira "bon débarras", on dira que des conneries.
Les amours se ressemblent pour les gens monotones: ils les classent, les rangent par ordre de préférence: le "meilleur", le "premier", le "seul", et même l' "unique", ça c'est pour les gens de peu de chance.
L'amour n'existe pas. Les amours si. Le pluriel n'est même pas nécessaire. Il en existe un qui te convient, peut-être plusieurs, t'es libre, tu fais comme tu peux.
Je parlerai d'amours singuliers. Dans le sens où je n'en ai jamais vécu qu'un seul à la fois, mais je suis un foutu monotâche dans le fond. C'est comme vouloir comparer deux étoiles. Le type qui ose faire ça...  est un commerçant.  Et je me fais arnaquer tous les jours. Pourtant j'ai des gènes issus de la rue de Rome (non, pas ce côté, l'autre...). En amour aussi je me fais arnaquer d'ailleurs,  mais plus en amours.
Les amours. Il n'existe que ce terme. Un embryon. A toi de te démerder pour le remplir, lui couper ses rejets nauséabonds, lui demander de fleurir. Le regarder de temps en temps, juste au moment où le corps n'est plus corrompu. T'en émerveiller. Le traiter d'unique car il l'est. Et même de premier ou de seul, car dans ton cœur il l'est, dans tes membres aussi. Et d'emmerder ceux qui pensent à sa fin.
Et puis, "la fin", l'amour a-t-il une fin? On peut cesser d'y croire, oui. Au pire reconnaître que l'on s'est trompé, mais qui est assez fou pour le reconnaître? C'est bien plus facile d'accuser l'autre de n'être pas ce que ma conception de l'amour voulait. L'autre a été constant, c'est moi qui ne l'ai pas perçu dans toutes ses dimensions, au nom de l' '"amour" je les ai occultées. C'est malin. Va expliquer ça à ta belle-mère à présent.  Il n'y a pas de fin à l'amour. Il n'existe de fin qu'à la capacité d'aimer n'importe quoi, ou n'importe qui, soyons fou.  On atteint la limite à partir de laquelle il est permis de ne plus aimer, on peut aller même jusqu'à mépriser. C'est socialement permis,  donc il est possible de s'engouffrer dans la brèche , de rassurer son ego puis de s'en fabriquer un tout neuf.  Quid de l'ancien ego avec les  toiles d'araignée et les tickets de parking usagés ?  On se vide  un trucalacon corsé et c'est terminé... Table rase comme on dit. Pas d'arriéré ni de crédit.  Pas de culpabilité. Dans le langage ambiant, ça s'appelle "avancer".  Un vrai jeu de  massacre  ça, avancer. C'est un concept d'avant les feux rouges qui s'applique. Peut-on avancer sans que ce soit au détriment de quelqu'un ? Ma voisine dirait oui, mais elle a raté son permis. Et puis elle est franchement con, aussi. 

"apparaissent les rois mages : la mélancolie, le silence et la joie". 
Je suis en train de me dire qu'à ce rythme il vaut mieux décortiquer en plusieurs fois.
Mais qu'il n'y aura pas d'autre fois aussi. Que ma thèse sur les crécerelles piscicoles n'attendra pas.
Que je me ficherai de bobinou. Et qu'après tout n'est pas moravia qui veut.
Qu'il n'existera que "à la faim de l'amour".
Que cette phrase restera en suspens, pour toujours.

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samedi 24 mai 2008

Why hat ?

"There is a kind of compromise you are master of
Your endless gentle nudging left us polarised
You're proud of being middle class (meaning upper class)
You say you're self sufficient (but you don't dig your own coal)
I think that what you're frightened of more than anything
is knowing you need workers more than they need you
"A herd of independent minds" Chomsky got it right
Joggling into battle waving old school ties"
in "Alliance", Robert Wyatt

 

Voulu écouter unknown pleasures" et trouvé  "berlin", puis akosh's et enfin "cupid", voulu écrire  une pensée qui aurait pu être mal interprétée, me suis abstenu; là-dessus la porte a claqué; alors j'ai posé mon verre et écouté ça. Je me demande si la politique ne provient pas uniquement d'une trop importante frustration. C'est décidé: j'emporte mon ampli.

 

Elle a tourné sa face qui semble pile vers moi : "tu as mis ma robe par terre!"
Comment lui expliquer qu'une robe accrochée en haut d'une porte empêchait ladite porte de se fermer? Et que justement si je voulais fermer la porte c'est que je ne voulais pas la gêner avec ma musique de sauvage? Je n'ai rien répondu à part un "désolé...". J'ai souri tristement. Je crois qu'elle a pleuré ensuite.
Sa robe, je l'avais accrochée à la poignée de la porte... et n'avais pas remarqué qu'elle touchait le sol que je venais de nettoyer (en musique c'est supportable ce genre de corvée).
C'est dingue comme le vocabulaire féminin est éloigné de celui des gens honnêtes.
On s'en fout: elle n'a qu'à porter des minijupes à la con et moi à fuir au plus vite. Pourquoi les choses sont-elles si inertes et lourdes ? Pourquoi ne dit-on pas simplement: "je souffre." au lieu de  parler des robes?

J'ai toujours aimé la mer et l'océan, rêvé d'y retourner. Les abords sombres des forêts me font toujours peur. Attirance et répulsion mêlés. Je ne m'y suis jamais aventuré qu'en tenant une main. Pourquoi dire ça ce soir?


 

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vendredi 23 mai 2008

No keys

Avant, était le déluge, la friction des romances et l'abandon. Après, il ne restait qu'à compter, voire dénombrer. Et c'était surtout le silence qui surnageait dans l'abandon de l'onde et des regrets.
Il y avait l'onde, le chuchotis léger des flots. L'oreille qui s'habitue, n'entend plus. Un autre silence. Ardu.
Le long des rochers de la mémoire -ceux qui, immuables, semblent ne jamais vous suivre mais qui sont pourtant toujours là- surgissait un goût affide ou une odeur de calmes erratiques et froids. Il suffit d'un détour, parfois.
C'est un départ, un lent guépard acide et neuf. Une chair. Quelque chose d'étrange et de bien trop familier comme un rêve nouveau à la fois trop rêvé. Un esquif, rageur et fragile, mais une paroi, emplie de trop de grâce, je dirais un mirage si j'osais.
Ainsi la musique naît. Sans avant ni après. L'arche de l'ellipse concentrée en un seul sens; vraiment ?

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jeudi 22 mai 2008

Locataire

Dans ce très doux appartement

Au fond de la ruelle des songes

là où le rêve n’est que sommeil

étrange

Une ode vous berce sur deux temps

Les lèvres du faon jamais ne rongent

Un je vous aime qui, bizarrement zézaye

orange

Dans ce nid là assurément

Très loin des rites ou des heureux mensonges

Aucun regard, légitimant, ne veille

Vous êtes seul

Rien qu’avec elle

Dans une immense galaxie

Au creux des étoiles qu’elle file

Inlassablement

Pour le moment

Locataire de son cœur ou de son âme ou de son corps

Ou alors de ses dieux

Tout au bord

Est-ce possible ?locatairew

Locataire

Sans préavis

Et sans contrat

Dans cet abri

Apparemment

Vous ne paierez

Jamais.

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mardi 20 mai 2008

Ce blof devient prefque parfit

Une fois les commentaires laissés en jachère, qui peut y écrire ?

Espoir que je puisse rendre une visite ?

Le premier pas, efficace, a été de les modérer.

Du coup, on hésite vachement. Surtout dire quelque chose d’intelligent, sinon ça peut être refusé, montré de l’index, voire du majeur, aille mon ego à moi qu’est-ce qu’il prend ! (accent pied noir exigé)

Le second a été de ne plus jamais répondre.

Coup gagnant. Visites en chute libre.

Presque éliminé les visiteurs occasionnels et polis.

Quelques impolis encore, mais ceux-là je les garde, du moins s’ils veulent bien.

J’ai mon espace, public, je peux raconter n’importe quelle connerie en public. Très restreint, mais en public tout de même.

Je trouve que j’ai l’air moins idiot que lorsque je déclame du rezvani devant ma théière en argent. (Ok, ça se discute)

 Cela peut sembler méprisant, dédaigneux, égotiste, malfaisant, boring.

Ben, scoooop,  ça l’est… )

Avec 20 pages vues par jour, je pense atteindre le seuil de confort nécessaire.

Plus bas ça m’emm…erait… peut-être autant que lorsqu'il en comptait 200.

Quoique... vais essayer, on sait jamais.

Supprimer les comms?

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dimanche 18 mai 2008

Hôtels éteints

Les rêves sont-ils réels ? Comment ne pas se soucier de ce qui a été fait et pas encore rêvé ? Les rêves me hantent. Pourtant, à côté de ceux qui ne sont pas partagés et qui se réduisent en un seul, comment expliquer qu’un des rêveurs qui vit en moi, sans montrer son visage, satisfait et lent, n’en recèle aucun ? Le rêve sans rêver. Celui qui réside à nos côtés sans jamais apparaître. Respirer un air absent, l’indispensable inexistence de l’être.

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vendredi 16 mai 2008

Visions

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mercredi 14 mai 2008

Fumée et strapontins

Elle a les fesses de celle qui serait posée au bord du nid et des pensées champagne débordant de lettrines compliquées Sa langue est d’ambre frotté, son âme de jade courtine, son sexe, un creuset de foudre sous la rosée Elle a un regard de moelle sur le toit, la langue de celles qui étranges errent, ses seins ne s’alanguissent que sous le poids d’Agamemnon  Son odeur est celle des sous bois en été, sa grâce  de gingembre souple mais voilé, ses genoux sur ma gorge elle a les larmes de sa volupté Elle a les soupirs étranges des cygnes blancs dans la nuée, sa voix ruisselle sur ses hanches au rythme saoul des joies rêvées Sa nuque est immense, on dirait le vol si calme d’un oiseau gris, mes lèvres s’y penchent  et le vertige à ce pont là me cloue les yeux Elle a les fesses d’un gigantesque prince qui ne serait jamais né, un sexe d’iris et de hache, un cœur qui s’arrache et qui bat fort à la volée (pas aujourd’hui) Sa danse est anguille un soir de printemps d’Ecosse, ses jambes la grâce sous la glace des rues les plus aigues d’Hermopolis Elle a le regard de l’aube qui afflue quand il fait encore trop nuit, les yeux d’un miroir prétendu sage qui au passage embue les vitres et mes pensées Elle a les fesses d’une autre vie, ou d’un enfant, inavoué.

j'aurais jamais dû lire cet enfoiré, pas envie d'être pollué. breton (quel nom à la con) m'emmerde !

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lundi 12 mai 2008

Laudate Fez

Je lui dis : "Carole, faut-il que je te presse ou que de folle je remise ma fausse tresse (droite) ?

Au royaume des fosses, la paresse remplace la parole, mais il n’est pas question de troll."

Que la strophe et l’antistrophe se mêlent ou bien s’ignorent, Il en va ainsi de tous les laudate fez, ils s’évertuent d’abord, puis, passablement, s’extrapolent.

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