mercredi 26 novembre 2008
Grève générale
Quand il est silence, que la peau frémit, de tous les non-dits, qu’il prend le temps, comme infini , d’une main légère qui se pose doucement,
Quand il se flaire, qu’il est vent, joyeux tourment, quand il est dans l’air, dans tout l’air qui envahit, cellule après cellule, et qu'il s'insinue,
Quand il est mot, que son souffle se boit, se susurre ou se dit, quand il vous emplit,
Quand le son d’une caresse lisse épuise et nourrit, que sa voix dépasse ce que l’on entend,
Quand il devient regard qui s’alanguit, qui cherche et sourit, quand il se fixe et ne croit pas ce qu’il voit, quand il chavire et se noie
Quand la peau se tend, quand elle exige et reçoit, quand elle se colle et ruisselle le long de ces frontières qu’elle ne ressent plus,
Quand il est cris, qu’il délivre et qu’il rompt, quand le corps veut implorer grâce mais que l’esprit lui dit oui,
Quand il est tout cela, quand tous les sens recensés se repaissent et que ceux que l’on pressent à tous les horizons se pressent, quand la vie se mue en un aimant et qu’on n’a plus le temps, le temps des amants, de s’enfuir à confesse,
Quand tu me souris et qu’il est présent, et qu’il est ardent, et quand ses lettres pâlissent autant.
Quand on ne le prononce plus, car ses noms se dénombrent dans tout le spectre blanc, celui de la lumière…
Il est là, il attend, à la fleur de l’instant, au moindre recoin de ces univers que l’on dit finis, et pourtant.
PS: au fait, PN, je veux ça à Noel
