jeudi 25 septembre 2008
Croupes
J’aime bien mes fesses. Et je ne suis pas le seul.
>D’abord, elles sont
douces, polies par toutes sortes de matières, du coton jusqu’au sable fin (il
faut avouer que je reste assis le plus longtemps possible dans ce seul but) ;
charnues, mais pas trop, confortables en somme ; que leur demander d’autre,
c’est peut-être l’essentiel ;
elles sont sensibles, au moindre effleurement comme aux caresses appuyées ;
leur peau est fine mais bien répartie, sans vague ni pli, ni promontoire ni
crevasse, charnelles ;
malgré cela elles craignent très peu le gel.
C’est dommage que je ne mette pas mon postérieur plus en évidence, mes fesses sont tellement timides que je n’arrive pas à les mettre en avant ; j’espère qu’un jour la mode leur permettra de s’épanouir librement.
Mes fesses auront-elles le culot, le front, oserais-je, de monter un collectif d’émancipation ? Se joindront-elles à ces grands mouvements populaires de revendication, agitant de petites culottes au bout d’un bâton ? Entreront-elles séance tenante en sédition, fomentant à l’abri des pantalons de redoutables sabotages, qui vont en paires, évidemment ?
J’aimerais ; sans doute qu’alors je les trouverais moins pâles. Parfaites ?
